N° 7 - Septembre/Octobre 2010 - 7,60 €
ISSN : 2105-1429
Le Corbusier, au moment où il définissait l'architecture comme « le jeu savant, correct et magnifique des volumes assemblés sous la lumière », affirmait : « L'architecture gothique n'est pas, dans son fondement, à base de sphères, cônes et cylindres. [...] C'est pour cela qu'une cathédrale n'est pas très belle et que nous y cherchons des compensations d'ordre subjectif, hors de la plastique. Une cathédrale nous intéresse comme l'ingénieuse solution d'un problème difficile, mais dont les données ont été mal posées parce qu'elles ne procèdent pas des grandes formes primaires. La cathédrale n'est pas une œuvre plastique ; c'est un drame : la lutte contre la pesanteur, sensation d'ordre sentimental. »
Le subjectif et le sentimental seraient-ils donc la meilleure façon d'appréhender l'architecture gothique ? Les nombreuses publications sur les « secrets » des cathédrales pourraient le laisser croire. Depuis quelques années cependant, le contexte historique, spirituel, liturgique – mais aussi humain, inconscient et symbolique – qui a donné naissance à l'architecture gothique commence à être mieux connu. L'occasion pour nous de donner la parole à un ingénieur, un archéologue, un spécialiste de la pensée médiévale et un architecte, afin de mieux comprendre l'architecture gothique.
Magazine : Arts Sacrés n° 7 Page : 36-77
Date : 31/08/2010
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